De la station d’épuration à la usine des eaux: l’expérience portugaise

Presque deux décennies d’expérience et sa présence dans plus d’une centaine d’installations ont incité la société portugaise Águas do Tejo Atlântico à participer au projet CircRural 4.0, qui compte également sur des experts espagnols et français pour promouvoir des solutions de traitement des eaux usées dans les zones rurales basées sur l’efficacité.

Lors de la visite de l’usine pilote mise en place dans le cadre de ce projet à la station d’épuration des eaux usées de Fregenal de la Sierra (Badajoz), Rita Alves, responsable de la recherche sur l’eau au Portugal, a expliqué que l’entreprise, présente dans 104 installations, « change le paradigme du traitement » et ne désigne plus ces stations par l’appellation « usines à eau ».

« Notre travail consiste à récupérer les ressources de ces plantes, à la fois à partir des déchets eux-mêmes, comme le sont les nutriments, et à partir de l’eau elle-même pour la réutilisation, » dit-il.

Alves a assuré que les problèmes d’épuration en milieu rural sont similaires dans les trois pays ; « ils sont très liés, au niveau du fonctionnement des installations, à la consommation d’énergie » et pour cette raison, « nous voulons optimiser la consommation d’énergie dans ces installations en garantissant toujours la qualité des effluents traités ».

Ensuite, « nous avons les problèmes liés aux changements climatiques et à la rareté de l’eau, donc la réutilisation est quelque chose de très important dans notre activité.

Et enfin,  » nous avons 104 installations avec tous les problèmes que cela implique en termes de déplacements, de rejets industriels possibles, et il est toujours plus difficile de digérer cet impact dans la plus petite STEP « , a-t-il ajouté.

 

Rita Alves (Aguas de Portugal). EFE/J.J. Guillén

Pour sa part, l’Université de Lisbonne développe, dans le cadre du projet CircRural 4.0, une technologie qui permet de mesurer à la fois l’efficacité du transfert d’oxygène et les émissions de gaz à effet de serre.

En ce sens, le travail du chercheur André Freches  » consiste à analyser l’efficacité de ce transfert et à cataloguer les émissions d’oxyde nitreux, un gaz à effet de serre qui existe normalement dans les STEP.

« L’objectif est de faire une analyse du cycle de vie avec un outil qui nous permette de quantifier et de qualifier l’amélioration de cette approche dans CircRural, par rapport aux processus qui ont été utilisés auparavant « , dit-il.

André Freches collabore à différents projets de valorisation des déchets, principalement dans le cadre d’initiatives promues par l’Union Européenne pour la valorisation des déchets agro-industriels pour l’élaboration de produits à valeur ajoutée, comme les plastiques biodégradables.

André Freches (Universidad de Lisboa)
André Freches (Universidad de Lisboa). EFE/J.J. Guillén
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